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19 10 2010

Ca y est, je me lance (enfin diront certains) dans la rédaction du compte rendu de mon récit aux USA cet été. J’ai passé trois superbes semaines à visiter la côte Ouest des Etats-Unis de 26 juillet au 20 Aout 2010. Durant ce road trip, j’ai traversé plusieurs états : la Californie, le Nevada, l’Arizona, l’Utah, le Colorado et le Nouveau-Mexique avant de revenir à Atlanta (en géorgie sur la côte Est).

En guise de sommaire, voici la liste des lieux que l’on a visité durant ces trois semaines :

Pour vous situer toutes ces étapes, Je vous ai placé tout ça sur les deux plans ci-dessous

 

En attendant, bonne lecture!  ;)

Tom/ Shewshew





San Francisco

18 10 2010

Jour 0 : départ de Paris, arrivée à San Francisco

6H du matin, Lundi 26 juillet 2010 : “Quand faut y aller, faut y aller”. Les bagages sont prêts, le passeport et le visa sont là, les billets d’avion aussi, tout y est! Une bise à ma marraine Françoise qui m’a hébergé à Palaiseau et c’est parti pour l’aéroport Charles de Gaulle. La journée s’annonce très longue… un premier vol Paris – Philadelphie pour traverser l’atlantique qui se passe sans encombre; après être descendu de l’avion, passage obligé par la douane: file indienne devant les gros cowboys de la Homeland Security, interrogatoire anti-terroriste (Est-ce que vous planifiez une attaque contre les états-unis, avez vous déjà commis des homicides, etc.).En gros, mieux vaut être en règle dans ses papiers et ne pas trop faire son malin si on ne veut pas perdre 5H de son temps à se faire cuisiner aux petits oignons =).

Après deux petites heures d’attente, c’est reparti pour six heures d’avion afin de rejoindre la côte Ouest (San Francisco). Là bas, je dois retrouver mes compagnons de road trip dans une auberge de jeunesse dans downtown (plein centre-ville). Quand j’y arrive et que je pose mes valises dans la chambre, il est 21H heure locale, ça fait plus de 24H de transports cumulés en comptant le RER à paris et le métro de San Francisco et avec les 9H de décalage horaire dans les pattes, ça pèse.

Le programme de la soirée est donc super “light”, enfin pas trop parce que je décide d’aller me restaurer au Burger King! Première prise de contact avec les fast-foods américains, et ben c’est pas light du tout! Comme d’habitude ici, les boissons sont à volonté, avec supplément sucre par rapport à la France.

En sortant, je regarde mon bide et je me dis déjà qu’il va falloir faire gaffe à la ligne ^^. Heureusement que j’ai fait le plein de bouffe française avant de partir, parce que ça s’annonce comme “junk-food” tous les jours.

Jour 1 : Journée de fou à San Francisco

Après une bonne nuit de sommeil, j’ai retrouvé au petit dèj’ Doc (alias Jean Nicolas). Je suis d’ailleurs bien content de le retrouver car je n’avais plus de batterie sur mon PC, que je ne pouvais pas le recharger (prises électriques différentes de la France) et pas de téléphone US Au menu, comme tous les matins dans cette auberge de jeunesse, c’est pancake party.

Timber (alias Nicolas) et Chatô (alias Jordan) nou rejoignent un peu plus tard dans la matinée. Ils sont déjà là depuis plusieurs jours et ont déjà pu expérimenter les soirées à San Francisco.

Comme il fait très beau, ce qui est vraiment rare ici (oui, ça m’a surpris aussi), on se lance dans une visite de la ville. Au programme, le fameux cable-car, un tramway qui arpente les rues très vallonnées de la ville, des points de vues sur downtown, alcatraz, la baie de San Francisco et l’océan pacifique : c’est très sympathique, les photos parlent d’elle même. On se dirige ensuite vers le pier 51, un des plus gros quais de la ville où il y a beaucoup de commerces et pas mal d’artistes (y’a même des phoques !). Pas vraiment d’intérêt particulier si ce n’est la belle vue sur la baie par beau temps.

On termine ensuite notre après-midi par un passage obligé sur le pont le plus connu de la baie reliant San Francisco à Oakland, le Golden Bridge.L’ouvrage est vraiment impressionnant. Après quelques minutes de contemplation, on ne peut résister à descendre sur la plage qui passe au pied du pont. En tant que bon breton qui se respecte, je ne peux m’empêcher de me tremper les pieds dans le Pacifique. Bon ben, c’est pas chaud chaud et c’est toujours salé =).

On revient vers l’auberge de jeunesse vers 19H parce que j’avais cru voir que le mardi, il y avait une soirée spéciale organisée avec « free beer ». Malheureusement, erreur classique du néophyte en angliche, mardi c’est pas « Thursday » donc du coup, ça change nos plans ^^ ! Sur le panneau de l’entrée qui annonce les bons plans de la soirée, on voit une invitation à un « absolut free party » dans un club de la ville. Il suffit d’envoyer un mail sans trop savoir à quoi s’attender. En attendant le début de la soirée, on décide d’aller s restaurer dans le quartier chinois. Au bout du troisième restau, nous avons enfin réussi à trouver un établissement qui affiche les mêmes prix sur la carte que sur les prospectus distribués par les restaurateurs en facade, mais on ne nous la fait pas !

On se dirige ensuite vers l’entrée de la boite sans trop de convictions et d’attentes sur la soirée à venir. Du coup, nous sommes tous habillés comme des pouilleux (j’ai même mon sac de rando avec moi). C’est Chato qui entre en premier et arrive à déblatérer trois mots d’anglais pour nous faire entrer. Visiblement c’est pas trop dur : comme toujours ici, il faut y aller au culot et ça paye souvent ! Nous voilà donc en plein milieu d’une soirée branchée et cerise sur le gateau, tout est gratuit ! C’est en fait un concours de pour recruter les meilleurs bartenders de la ville pour une émission de eTV réalité. Du coup, c’est la vodka absolut qui régale ! On s’amuse comme des petits fous dans cette boite.

En rentrant à la maison, on rencontre un type dans la rue avec qui on commence à discuter. Il comprend rapidement à nos accents que nous ne sommes pas d’ici et décide de nous montrer les bars sympas de la ville. Malheureusement, tous les bars sont fermés donc il nous propose de venir chez lui. Le type est un garde côte américain qui vit dans un immense appart au douzième étage (avec une vue superbe de la ville). Il nous fait trop marrer, il écoute Alizée en boucle chez lui (apparemment c’est trop à la mode) et il est mort de rire quand on lui chante les paroles en français. Du coup, on lui fait écouter d’autres artistes français. Dans la discussion,il nous demande nos prénoms et est scotché par le nom de mon collègue Doc. Ici, Jean-Nicolas, ça a de la classe ! C’est bon à savoir ^^ ; notre nouvel ami, lui, veut absolument utiliser ce nom pour « pé-cho des meufs ! », ahah !

On lui raconte ce qu’on a prévu de faire et notamment notre passage à Végas ; Il se trouve que notre garde côte est un gros joueur et qu’il connait tous les clubs de Vegas : ni une ni deux, ils nous inscrit sur des guests list de club =). En partant, il nous fait même graver des CDs pour agrémenter les longues heures de voiture qui s’annoncent.

On part gentillement se coucher au petit matin, en ce disant que ce sens de l’hospitalité et de la spontanéité est vraiment dingue. Les mentalités sont vraiment différentes des françaises.

Jour 2 : Journée de merde à San Francisco

Après la superbe journée de la veille, aussi bien sur le plan touristique que festif, le road trip s’annonçait très bien. Le lever est assez matinal, on doit rendre les chambres à 10H donc pas trop le temps pour la grasse matinée. De toute façon, on doit récupérer la voiture à 10H à l’agence de location qui est à 200m à pied. Bon, on est un peu en retard mais on n’est pas plus pressés que ça. On doit de toutes façons récupérer le cinquième larron de la bande, Cyril (Tyke pour nous) qui loge chez des amis à Sacramento. Ensuite, nous avions prévu de nous diriger vers Yosemite Park et de visiter à partirde 15h les principaux points de vue à faire en voiture. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça :

10h40 : Arrivée devant le loueur de voiture. Une vision d’horreur : une queue immense devant le magasin. Début d’une journée qui s’annonce longue, très longue.

14H00 : ça y’est c’est à notre tour au guichet.

14H30 : le contrat est signé, on va enfin pouvoir la voiture.

15H30 : cinq heures après être arrivés chez le loueur, on repart enfin avec la voiture, wouhou.

15H40 : On fait les petits fous dans notre nouveau jouet. On fait les beaus dans les rues de San Francisco en écoutant de la musique à fond dans la voiture. La voiture est trop ouf : le coffre s’ouvre et se ferme automatiquement, il y a des rangements partout et il y a même une prise électrique ! Par contre, on n’a visiblement pas attendu assez pour que la voiture soit nettoyée à l’intérieur : des cacahuètes tombent des rangements du plafond

18h15 : Après s’être perdus pour sortir de San Francisco. Nous arrivons dans les suburbs de Sacramento pour récupérer Tyke. Au passage, il nous présente ses hôtes et nous fait visiter une maison des quartiers résidentiels typiquement américaine. Il y a une piscine dans le jardin ainsi qu’un jacuzzi et un énorme trampoline. A noter aussi qu’il y a cinq salles de bain inside et des télés partout. Autre point surprenant, la cuvette des WC est rembourrée pour une meilleure assise :o ! Il commence à se faire tard et on se dit qu’il va falloir aller faire les courses rapidement. Un des hôtes se fout de notre gueule parce que le Walmart à côté est ouvert 24/24H…

19H : arrivée au Walmart, le temple de la société de consommation américaine. Là bas, il y a même des caddies autoportés pour permettre aux gens trop fat de pouvoir faire leur énormes courses. On achète les affaires pour le camping - sac de couchage, glacière, anti-moustique -  et on passe au rayon de la bouffe. Les conditionnements sont relativement impressionnants, pas étonnant qu’ils soient si gros. D’ailleurs, y’a même un Mac Do à l’intérieur du magasin, au cas où un petit creux se ferait sentir.

21H : sortie du Walmart. Vu qu’on ne sait pas encore où l’on va passer la nuit, on décide de se restaurer sur place. On opte pour une pizza dans un restau comme ça on peut regarder le baseball en même temps =). Comme d’habitude ici, c’est free refill.

22H : départ en direction de Yosemite park, finalement, on dormira dans la voiture au milieu de rien à Buck Meadows. On a lu dans le routard qu’il y avait beaucoup d’ours dans la région et qu’ils n’hésitent pas à casser les voitures pour trouver à manger. Autant dire que l’ambiance est tendue =).





Yosemite National Park

17 10 2010

3e jour : Yosemite park.

Le réveil est plutôt matinal étant donné qu’il faut rattraper le retard de la veille. On  se dirige donc rapidement  vers l’entrée du Yosemite National park. Ce parc a la particularité d’abriter de nombreux ours, ce qui oblige à prendre quelques précautions. D’ailleurs, dès l’entrée, la ranger nous dit qu’il faut enterrer son caca, sinon, les ours débarquent. Partout près des campings, des « bear box » (des sorte de petits containers métalliques) sont disponible. Il faut veuiller à mettre toute la bouffe dedans dès qu’on est loin du véhicule ou pendant la nuit.

Notre première destination fut celle du camping. C’est un camping « first come, first served » perdu dans la montagne après une route de 3 miles de long jonchée de nids de poule. Une fois notre emplacement trouvé et les tentes installées, nous sommes partis en direction de Bridal Veil fall, une très belle chute d’eau située en face de la plus grande falaise entière du monde (900 m de haut).

Ensuite, après quelques courses au grocery store pour le pique-nique du midi (et le BBQ du soir) nous nous attaquons à un léger trek nous conduisant jusqu’en haut des Vernal Falls. Malgré une ascension assez dure sur la fin, le point de vue est magnifique.

Mais peu de temps pour s’attarder car le planning est chargé. On repart en direction de la forêt de séquoias géants. C’est vrai que les arbres sont immenses, le plus gros fait 6 mètres de diamètre et est vieux de 2700 ans. Là aussi, pas le temps de s’attarder (en même temps, il n’y a rien d’autre à voir que les arbres). La fin de journée arrive et nous avons prévu de voir le coucher de soleil à Glacier point.

Sur la routre, notre chauffeur Chato roule comme une bombe afin qu’on soit à l’heure. Un embouteillage nous a presque empêché de voir le coucher de soleil. On arrive juste à temps sur le site et après un gros sprint pour sortir de la voiture, nous avons pu prendre de belles photos.

Le retour vers le camping fut des plus laborieux. Des travaux sur la route nous ont bloqué complètement pendant une heure. Mais vu qu’on a super faim, on se dépèche, dès l’arrivée au camping de lancer le barbeuc’ du soir

Ce barbeuk’s constituera au final l’échec non cuisant N°1, peu de braises et plus de 2h pour arriver à faire cuire les patates et les put**** de cuisses de poulet qui veulent pas cuire, même si la viande rouge est très bonne

Vu qu’on a rattrapé le retard de la veille, on décide unanimement de faire la grasse mat’.

4e jour : sortie de Yosemite park, en direction de Death Valley

Bonne petite nuit au camping, lever vers 10h. On entame la route vers l’est pour aller vers Death Valley. La premère étape de la journée commence par un passage par Olmsted point, d’où on voit la vallée de Yosemite dans sa totalité : belle vue sur le Half Dome avec même des méga jumelles mises à disposition par les rangers pour voir les randonneurs courageux le grimper

On passe ensuite par Tuolumne Meadows, grande prairie de type subalpine (selon le routard) d’un vert éclatant. Assez joli, mais déjà plus classique pour nous. On passe notre chemin assez vite

A la sortie du parc, on passe par de très beaux lacs et montagnes en granit, la vue sur le chemin descendant à Mono Lake est magnifique. Par contre, arrivé en bas, le lac en lui-même n’est pas si beau de là où on est.

On repart vers Death valley et on croise un camping-car de la taille d’un bus qui tracte un Hummer (le plus gros 4×4 commercialisé) : le must (ou le pire ?) qu’on ait vu pour l’instant .Après cette journée qu’on peut qualifier de transition , il faut déjà trouver un logement pour le soir. Petit dilemme pour trouver où dormir : le camping dans Death valley  est beaucoup trop chaud selon le routard, et les motels y sont trop cher. On finit par trouver une très bonne solution alternative à Lone pine : un camping  à une trentaine de miles de l’entrée du parc (merci le routard) et on y passe la nuit en bordure de lac. Le coucher de soleil est superbe sur le lac et les montagnes environnantes.





Death Valley

16 10 2010

5e jour : Death Valley – Arrivée à Las Vegas

Lever à 6H avec de jolies couleurs en mode lever de soleil sur les montagnes qui nous entourent. Mais avant de partir pour la vallée de la mort passage obligatoire par une station-service pour faire le plein (l’essence est plus de deux fois plus chère qu’ailleurs dans le parc), et acheter 20L d’eau et n de glaçons : le routard préconise 4L d’eau par personne et par jour ! Glop…

Sur la route, on fait un léger détour par Darwin : une vieille ville construite autour d’une ancienne mine d’or et décrite comme une ville fantôme sur Internet. Au final, beaucoup de cadavres de voitures, un Town Hall et une Post office assez intéressantes mais surtout rencontre avec un pauvre hippie qui parle à ses chiens et qui a tellement peu de compagnie qu’il nous parlera pendant près de 30 mn des habitations alentours, de la mine d’or, de son art, etc…

Finalement, on arrive à le larguer et on entre dans le parc. On croise quelques jolis Canyon et on n’hésite pas trop à sortir de la voiture pour se balader : il est encore tôt et on est en altitude, il fait à peine 35°

On passe devant les dunes de sable, assez impressionnantes tout de même, comme un petit morceau de Sahara au milieu des USA (citation du routard, c’est sûrement  un coup du stagiaire en journalisme pour faire des comparaisons pareilles…). Chatô fait son kéké et part dans les dunes pied nus, mais pas de bol : le sable est bien plus chaud que le bitume à cette heure de la journée (10H du matin) et il devra courir pour ne pas se brûler. Quelques jolies photos, une mini balade et on repart

On prend la route pour Furnace Creek, environ 30 miles plus loin, Chatô toujours au volant. Les routes sont quasi toutes droites et on est au milieu du désert, on décide donc de speeder un peu. A 90mph pour une vitesse limite de 60mph, on double aisément deux 4×4 sur le chemin. Quelques miles plus loin, Chatô remarque des sirènes dans son rétro. Merde : c’est un 4×4 de rangers… Petit espoir éphémère, elle ne nous double pas et on se dit que c’est peut-être pas pour nous, mais on s’arrête quand même assez vite par précaution. Pas de bol c’est bien pour nous, il s’arrête derrière nous, appelle une collègue en renfort au talkie-walkie, et vient taper à la fenêtre côté conducteur, une main contre la porte et l’autre sur son flingue : la procédure ne fait pas rigoler…

Ranger : Hi sir, you’re driving at 90mph on a 60mph driveway. I’ve been following you for the last 2 miles, you didn’t even try to slow down and you didn’t pull over (rabattu sur le bas-côté), is there a reason for that?

Chatô : Euh… I thought you would overtake me (Heu, je croyais que vous alliez me dépasser)

Et toute la procédure s’en suit, permis de conduire, pièce d’identité, papiers de la voiture, et même des questions bizarres du genre « How much do you weigh ? Yes, How many Kilograms ? » Gneuhhh ???

Au final, amende un peu amère :

Ranger : All right, what I’m gonna do is that I’m gonna issue a citation (rédifer un PV). The fine is 350$, plus a procession fee of 25$, which makes a total of 375$. It’s gonna follow you everywhere since it’s associated to your passport, so you can’t get away with it and you’ll have to pay it before you leave the country

Après ça, ce putain de ranger (Dylan Jones si quelqu’un veut le retrouver et lui mettre la misère dans 25ans) fera le mec cool du genre “I’m sorry guys but someone got killed on this road not later than yesterday, and I don’t want you to get killed”

Mais il aurait quand même pu mettre une amende qui fait moins mal. On sait même pas comment il a contrôlé notre vitesse, vu qu’on n’a pas croisé de radar et qu’on doute qu’il en ait eu un dans sa voiture. Par contre, on est quasi sûr que c’est un des 4×4 qu’on a doublé un peu plus tôt qui a prévenu les rangers, vu qu’ils sont quand même sortir de nulle part… C’est la mentalité Américaine, à côté des panneaux d’interdiction, on trouve même parfois la mention « Please report violators »… Bah ça marcherait pas en France au moins c’est sûr !

Un peu sonné par l’amende, on continue notre chemin 5mph en dessous de la speed limit. Pause au Visitor center, puis route vers le sud du parc.

Premier arrêt à Golden canyon : petite rando dans un canyon aux couleurs sympas mais globalement pas fou et il commence à faire chaud donc on ne s’éternise pas .

Un peu plus loin on arrive à Badwater, point le plus bas de tout l’hémisphère Nord à -86m. C’est quand même un dénivelé sympa par rapport aux 3000 et quelques mètres de Yosemite la veille. Petite rando sur l’étendue de sel. Joli mais assez pénible, la température atteint 115°F, soit environ 46°C. Quand on s’arrête de marcher on a l’impression de cramer…

Arrêt suivant à Devil’s golf course, autre point de vue sympa sur l’étendue de sel, mais surtout point le plus chaud de notre journée à 118°F, 48°C ! On décide d’essayer de faire cuire un œuf sur le capot, Cf remarque du routard sur les températures de la Death Valley.

Premier essai : On laisse le capot comme tel et on casse un œuf dessus, qui tombe immédiatement en bas en passant par les phares, laissant une trainée jaune magnifique sur la voiture… Les gens commencent à se regrouper autour de nous avec leurs appareils photos. Ca devient l’attraction du parking !

Deuxième essai : Forts de notre premier échec, on décide de lever le capot pour qu’il soit à l’horizontale et que l’œuf ait plus de temps pour cuire. Au final c’est un peu mieux mais l’œuf est pas méga stable, il finira par tomber par le même chemin. Seuls quelques endroits auront bien cuit, surtout la trainée finale.

On s’en arrête là puisque la voiture fait déjà peur à voir : c’est l’échec non cuisant N°2, le plus mémorable du road trip.

On passe par Artist palett, 9 miles de route avec de jolies couleurs

Pique-nique sous un porche, seul endroit d’ombre dans cette vallée de la mort

On repart ensuite pour Zabriskie point. Trois étoiles au routard mais légèrement décevant, la magie des couleurs assurée est apparemment bien plus folle au lever ou coucher de soleil…

On finit par Dante’s view qui offre un très beau point de vue sur la vallée, avec en prime un vent rafraichissant et des températures moins folles grâce à l’altitude. Il est désormais 15H et l’on a terminé le programme de la journée : c’est l’heure de se diriger vers Las Vegas !

On y arrive vers 19h et on s’installe au Wild Wild West hotel. C’est petit mais on s’y attendait vu le prix. Première étape en arrivant : douche pour tout le monde, enfin, après 3 jours de craditude.

On se fait ensuite une soirée tranquille de visite des casinos les plus proches. On commence par le Excalibur, hotel qui ressemble à un Château de Walt Disney, puis le New York New York. On commence à faire un peu de gambling avec des mises à 1cent. Sinon, ça descend trop vite ! C’est pas grave me direz-vous, parce qu’on a tous prévu de devenir millionaire le lendemain.





The fabulous Las Vegas

15 10 2010

6e jour : Las Vegas (green t-shirts night)

Début de la journée vers 11h où un « champagne brunch » nous attend : c’est une sorte de grand buffet de petit déjeuner et de déjeuner le tout arrosé de jus d’orange ou comme son nom l’indique, de champagne pour 10$ environ. Bien sûr, pour 10$, remplacer « champagne » par « sire de beaupré » ou « mousseux dégueulasse » ! Néanmoins, on y bouffe vraiment pas mal ! Trois heures plus tard (quand même !), plus soif ni faim, on part visiter Downtown.

On remonte Fremont street, où on achète une tonne de trucs moches et ridicules : T-shirts verts fluos Las Vegas, visières dégueulasses, colliers bling bling : Chatô est aux anges, et les passants commencent à nous prendre en photo.

On repasse à la voiture pour prendre nos maillots de bains pour partir squatter la piscine du Golden Nugget avec son toboggan qui passe au milieu d’un aquarium avec des requins. On le prend plusieurs fois avant d’arriver enfin à freiner suffisamment pour s’arrêter au milieu, avec une vue sympa sur les requins et autres poissons qui nous entourent.

Après quelques photos à la piscine, retour au motel pour prendre une douche. C’est le début du délire de : « I’m from Kentucky », « Let’s go Gamble », et autres phrases bizarres qui sonnent si bien avec notre accent US !

Choix difficile pour la nuit du lendemain qu’on veut prestige : Bellagio, Venitian, Caesar palace ? Au final on verra demain…

Départ pour les casinos habillés en Jean-Mi : on ne voit que nous. On remonte le strip (la rue principale de Las Vegas) en visitant la plupart des casinos. Quelques groupes nous arrêtent, interpellés par notre accoutrement. La plupart pensent qu’on vient d’une fraternité US, ou alors qu’on fête le mariage d’un d’entre nous. Apparemment on doit être plus con que les Américains qui ont besoin d’une raison pour s’habiller en Jean-Mi, pas nous…

On est tellement flashie qu’on doit bien nous repérer sur les caméras des casinos. On nous demande plusieurs fois nos Id. Pour une fois Doc est content, vu que tout le monde est dans le même sac ! Lui qui parait si jeune malgré ses 24 ans.

On passe la soirée au Bellagio entre les machines à sous et le bar. On fait quelques rencontre sympa principalement dues à notre superbe accoutrement assorti !

On poursuit avec un pétage de cable sur le strip avec une nouvelle mariée Canadienne qui ne nous croit pas quand on dit qu’on vient du Kentucky tellement on le prononce mal. C’est là que le « I’m from Kentucky » prend toute son ampleur.

Au final, pas mal de photos avec des gens rencontrés au cours de la soirée, et on rentre au motel à 4h du mat.

7e jour : Prestige et élégance à Vegas

Lever difficile vers 10h30 : il faut rendre la chambre à 12h

Finalement, on a décidé de se louer une suite dans le plus grand hotel du monde : on part pour le Venetian où on arrive vers 13h : la suite est superbe et on a 5 couchages alors que c’est prévu pour deux… On glande un peu devant les deux télés de la chambre.

Après un passage éclair devant le panneau « Welcome to fabulous Las Vegas » et quelques courses, on part au MGM grand, un autre casino, dans lequel on peut contempler des lions. Encore de la démesure américaine. Petite déception quand même puisqu’on ne les verra pas manger.

Retour à l’hotel et apéro devant un bon match de catch et le film Snatch, départ pour les casinos « totally suited up » : c’est soirée prestige on a dit !

D’abord Bellagio pour voir le show « Funtains of Bellagio », puis Treasure Island pour le show avec les pirates et les sirènes sexy.

Passage éclair par le Wynn, tellement grand qu’on est entré deux fois dedans, sans comprendre comment on a fait, ce qui restera une des énigmes de Vegas. Finalement, on arrive à sortir de cet hotel pour revenir vers le Venetian où on veut se faire avec Tyke et Chatô une petite partie de Poker (buy-in 40$)

En chemin nous rencontrons, la rirette, la rirette, en chemin nous rencontrons, 3 jeunes et (assez) grosses Texannes : Katherine, Amanda and Jessica. Conclusion : 3 heures à se foutre gentiment de leur gueule,  pendant que Doc se met en mode drague et tombe amoureux (lol). On rentre encore à 4H à la chambre. De toute façon les casinos ne ferment jamais et vu qu’il n’y a jamais d’horloge dans les casinos, on ne sait jamais vraiment quelle heure il est.





Zion National Park

14 10 2010

8e jour : Route vers Zion NP

Lever difficile vers 10h00 : il faut rendre la chambre avant 11h.

Avant de partir, on joue les 25$ de coupon cadeau de l’hotel. Le principe c’est qu’avec ce coupon on ne peut retirer que ce qu’on gagne. On prend donc 5$ par personne et on finit avec un gain total de 28$ grâce au grand et majestueux Tyke qui aura gagné 25$ à lui seul.

Départ de Vegas vers 12h30, bouffe au McDo (on est des vrais gros ricains !) et arrivée à Zion NP vers 18h00 (décalage +1h) sous la pluie (!)

Même si on n’a pas eu tellement de chance sur les machines à sous à Vegas, on en a toujours pour les campings : on obtient le dernier emplacement pour le Watchman Campground, pile à côté du Visitor center à l’entrée du parc

Après l’échec non cuisant N°1 du barbecue à Yosemite, on décide de s’y prendre tôt cette fois : Chatô et Tyke commencent le feu pendant que je vais faire quelques courses avec Doc.

Au final, ce sera un échec non cuisant N°3 : toujours pas assez de braises… On finit quand même par bouffer vers 21h et on tombe quelques 28 canettes de Budweiser, en finissant abrité sous le coffre de la voiture à cause de la pluie qui est encore de la partie.

Nuit mouvementée avec beaucoup de vent et de la pluie. Heureusement, la tente à 20$ de Walmart est plus étanche qu’on ne le pensait, même si Doc finira la nuit dans la voiture.

9e jour : Zion NP

Lever vers 09h00 pour partir visiter le parc

On laisse la voiture au Visitor Center et on prend une navette pour entrer dans le parc (voitures interdites). On s’arrête à mi-chemin du parcours de bus pour la rando Angel’s landing, longue de 4h selon le routard.

Ça commence par monter de manière continue mais assez doucement pendant 30-45mn, et on arrive alors en haut d’une première crête où on fait un tas de photos moisies au bord du vide. On se la pète un petit coup en croyant avoir fait tout l’aller de la rando en si peu de temps, avant de se rendre compte que y’a un petit sentier en bord de crête qui monte encore beaucoup plus haut. Désespoir de Timber, qui s’était déjà fait violence (vertige oblige) pour monter jusque là

Au final la rando est super sympa et impressionnante par endroit, quand on se retrouve sur un petit chemin étroit au bord d’une falaise de 900m de haut… Arrivé en haut, rebelotte de photos débiles (surtout Chatô et Tyke, comme d’hab) mais aussi de photos splendides (surtout Timber, comme d’hab)

On redescend jusqu’à la première crête où on bouffe tranquillement des sandwichs : pain et jambon uniquement, mais avec un jambon cru qui a le goût du salami… D’ailleurs, je ne sais pas coment ils font pour faire à chaque fois du jambon carré. Leurs porcs doivent êtres transgéniques sûrement !

Retour en bas en moins de 4h pique-nique compris, et on prend la navette vers le fond du parc. Apparemment, à cet endroit le canyon se rétrécit par endroit pour ne faire plus que 1m de large et la rando se fait avec de l’eau jusqu’au genou voire jusqu’à la taille. Dommage qu’on n’ait ni le temps ni le permis requis, on se contentera de la Riverside Walk le long de la rivière, un peu pourri avec plein d’écureuils de type Américain (énormes) sur le sentier

Tout le monde est claqué en revenant et dort dans la navette retour

On part vers 18h vers Bryce Canyon NP, en passant par des tunnels avec des travaux qui nous font attendre pas mal.

Vers 20h, on mange au Subway à Panguitsch puis on se cale dans un camping pas loin, sans aucun charme mais qui nous permettra au moins de se doucher…





Bryce Canyon NP

13 10 2010

10ème jour : Bryce Canyon NP

Lever vers 09h00 pour partir visiter le parc de Bryce Canyon. Il ne fait pas super beau : il y a pas mal de nuages dans le coin.

On commence par Sunrise point, où Timber râle parce que la luminosité ne lui permet pas de prendre de belles photos. On passe donc rapidement pour aller au Sunset point, avec une petite éclaircie

Randonnée de 2h dans le canyon, avec plein de très jolis points de vue, un grand débat sur « Est-ce que c’est mieux de prendre des photos avec les gens dessus ou juste les paysages ». Dans le doute, on en prend des deux (c’est a posteriori le meilleur choix ! =))

On reprend ensuite la voiture pour aller voir Bryce point, et au bout de 10 minutes de conduite, tout le monde s’endort dans la voiture, y compris le chauffeur Doc ! On échappe donc in extremis à une mort brutale

Avant de partir du parc on fait un tour par tous les points de vue intéressants : Agua point, natural bridge, rainbow point… Mais le temps n’est vraiment pas de la partie. On décide donc de se diriger vers la ville de Moab (toujours dans l’Utah) vers 15H. Dommage, les paysages sont tout de même magnifiques, surtout sur la route du retour.

Pause re-fill au Subway. On découvre que Jean-Marie Le Pen est mort. C’est la folie dans le resto, on se paye une tournée, même si c’était au final qu’un canular Twitter. On the road again, on traverse un orage de grêle monstrueux sur la route, on se croirait en plein milieu de l’Alaska. Comme quoi les conditions climatiques changent extrêmement vite.

On arrive à Moab bien tard et on se cale, sans payer, dans un petit camping rudimentaire : ouais, on est des rebelles !








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