Jour 0 : départ de Paris, arrivée à San Francisco

6H du matin, Lundi 26 juillet 2010 : “Quand faut y aller, faut y aller”. Les bagages sont prêts, le passeport et le visa sont là, les billets d’avion aussi, tout y est! Une bise à ma marraine Françoise qui m’a hébergé à Palaiseau et c’est parti pour l’aéroport Charles de Gaulle. La journée s’annonce très longue… un premier vol Paris – Philadelphie pour traverser l’atlantique qui se passe sans encombre; après être descendu de l’avion, passage obligé par la douane: file indienne devant les gros cowboys de la Homeland Security, interrogatoire anti-terroriste (Est-ce que vous planifiez une attaque contre les états-unis, avez vous déjà commis des homicides, etc.).En gros, mieux vaut être en règle dans ses papiers et ne pas trop faire son malin si on ne veut pas perdre 5H de son temps à se faire cuisiner aux petits oignons =).
Après deux petites heures d’attente, c’est reparti pour six heures d’avion afin de rejoindre la côte Ouest (San Francisco). Là bas, je dois retrouver mes compagnons de road trip dans une auberge de jeunesse dans downtown (plein centre-ville). Quand j’y arrive et que je pose mes valises dans la chambre, il est 21H heure locale, ça fait plus de 24H de transports cumulés en comptant le RER à paris et le métro de San Francisco et avec les 9H de décalage horaire dans les pattes, ça pèse.
Le programme de la soirée est donc super “light”, enfin pas trop parce que je décide d’aller me restaurer au Burger King! Première prise de contact avec les fast-foods américains, et ben c’est pas light du tout! Comme d’habitude ici, les boissons sont à volonté, avec supplément sucre par rapport à la France.
En sortant, je regarde mon bide et je me dis déjà qu’il va falloir faire gaffe à la ligne ^^. Heureusement que j’ai fait le plein de bouffe française avant de partir, parce que ça s’annonce comme “junk-food” tous les jours.
Jour 1 : Journée de fou à San Francisco

Après une bonne nuit de sommeil, j’ai retrouvé au petit dèj’ Doc (alias Jean Nicolas). Je suis d’ailleurs bien content de le retrouver car je n’avais plus de batterie sur mon PC, que je ne pouvais pas le recharger (prises électriques différentes de la France) et pas de téléphone US Au menu, comme tous les matins dans cette auberge de jeunesse, c’est pancake party.
Timber (alias Nicolas) et Chatô (alias Jordan) nou rejoignent un peu plus tard dans la matinée. Ils sont déjà là depuis plusieurs jours et ont déjà pu expérimenter les soirées à San Francisco.
Comme il fait très beau, ce qui est vraiment rare ici (oui, ça m’a surpris aussi), on se lance dans une visite de la ville. Au programme, le fameux cable-car, un tramway qui arpente les rues très vallonnées de la ville, des points de vues sur downtown, alcatraz, la baie de San Francisco et l’océan pacifique : c’est très sympathique, les photos parlent d’elle même. On se dirige ensuite vers le pier 51, un des plus gros quais de la ville où il y a beaucoup de commerces et pas mal d’artistes (y’a même des phoques !). Pas vraiment d’intérêt particulier si ce n’est la belle vue sur la baie par beau temps.
On termine ensuite notre après-midi par un passage obligé sur le pont le plus connu de la baie reliant San Francisco à Oakland, le Golden Bridge.L’ouvrage est vraiment impressionnant. Après quelques minutes de contemplation, on ne peut résister à descendre sur la plage qui passe au pied du pont. En tant que bon breton qui se respecte, je ne peux m’empêcher de me tremper les pieds dans le Pacifique. Bon ben, c’est pas chaud chaud et c’est toujours salé =).
On revient vers l’auberge de jeunesse vers 19H parce que j’avais cru voir que le mardi, il y avait une soirée spéciale organisée avec « free beer ». Malheureusement, erreur classique du néophyte en angliche, mardi c’est pas « Thursday » donc du coup, ça change nos plans ^^ ! Sur le panneau de l’entrée qui annonce les bons plans de la soirée, on voit une invitation à un « absolut free party » dans un club de la ville. Il suffit d’envoyer un mail sans trop savoir à quoi s’attender. En attendant le début de la soirée, on décide d’aller s restaurer dans le quartier chinois. Au bout du troisième restau, nous avons enfin réussi à trouver un établissement qui affiche les mêmes prix sur la carte que sur les prospectus distribués par les restaurateurs en facade, mais on ne nous la fait pas !
On se dirige ensuite vers l’entrée de la boite sans trop de convictions et d’attentes sur la soirée à venir. Du coup, nous sommes tous habillés comme des pouilleux (j’ai même mon sac de rando avec moi). C’est Chato qui entre en premier et arrive à déblatérer trois mots d’anglais pour nous faire entrer. Visiblement c’est pas trop dur : comme toujours ici, il faut y aller au culot et ça paye souvent ! Nous voilà donc en plein milieu d’une soirée branchée et cerise sur le gateau, tout est gratuit ! C’est en fait un concours de pour recruter les meilleurs bartenders de la ville pour une émission de eTV réalité. Du coup, c’est la vodka absolut qui régale ! On s’amuse comme des petits fous dans cette boite.
En rentrant à la maison, on rencontre un type dans la rue avec qui on commence à discuter. Il comprend rapidement à nos accents que nous ne sommes pas d’ici et décide de nous montrer les bars sympas de la ville. Malheureusement, tous les bars sont fermés donc il nous propose de venir chez lui. Le type est un garde côte américain qui vit dans un immense appart au douzième étage (avec une vue superbe de la ville). Il nous fait trop marrer, il écoute Alizée en boucle chez lui (apparemment c’est trop à la mode) et il est mort de rire quand on lui chante les paroles en français. Du coup, on lui fait écouter d’autres artistes français. Dans la discussion,il nous demande nos prénoms et est scotché par le nom de mon collègue Doc. Ici, Jean-Nicolas, ça a de la classe ! C’est bon à savoir ^^ ; notre nouvel ami, lui, veut absolument utiliser ce nom pour « pé-cho des meufs ! », ahah !
On lui raconte ce qu’on a prévu de faire et notamment notre passage à Végas ; Il se trouve que notre garde côte est un gros joueur et qu’il connait tous les clubs de Vegas : ni une ni deux, ils nous inscrit sur des guests list de club =). En partant, il nous fait même graver des CDs pour agrémenter les longues heures de voiture qui s’annoncent.
On part gentillement se coucher au petit matin, en ce disant que ce sens de l’hospitalité et de la spontanéité est vraiment dingue. Les mentalités sont vraiment différentes des françaises.
Jour 2 : Journée de merde à San Francisco

Après la superbe journée de la veille, aussi bien sur le plan touristique que festif, le road trip s’annonçait très bien. Le lever est assez matinal, on doit rendre les chambres à 10H donc pas trop le temps pour la grasse matinée. De toute façon, on doit récupérer la voiture à 10H à l’agence de location qui est à 200m à pied. Bon, on est un peu en retard mais on n’est pas plus pressés que ça. On doit de toutes façons récupérer le cinquième larron de la bande, Cyril (Tyke pour nous) qui loge chez des amis à Sacramento. Ensuite, nous avions prévu de nous diriger vers Yosemite Park et de visiter à partirde 15h les principaux points de vue à faire en voiture. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça :
10h40 : Arrivée devant le loueur de voiture. Une vision d’horreur : une queue immense devant le magasin. Début d’une journée qui s’annonce longue, très longue.
14H00 : ça y’est c’est à notre tour au guichet.
14H30 : le contrat est signé, on va enfin pouvoir la voiture.
15H30 : cinq heures après être arrivés chez le loueur, on repart enfin avec la voiture, wouhou.
15H40 : On fait les petits fous dans notre nouveau jouet. On fait les beaus dans les rues de San Francisco en écoutant de la musique à fond dans la voiture. La voiture est trop ouf : le coffre s’ouvre et se ferme automatiquement, il y a des rangements partout et il y a même une prise électrique ! Par contre, on n’a visiblement pas attendu assez pour que la voiture soit nettoyée à l’intérieur : des cacahuètes tombent des rangements du plafond
18h15 : Après s’être perdus pour sortir de San Francisco. Nous arrivons dans les suburbs de Sacramento pour récupérer Tyke. Au passage, il nous présente ses hôtes et nous fait visiter une maison des quartiers résidentiels typiquement américaine. Il y a une piscine dans le jardin ainsi qu’un jacuzzi et un énorme trampoline. A noter aussi qu’il y a cinq salles de bain inside et des télés partout. Autre point surprenant, la cuvette des WC est rembourrée pour une meilleure assise :o ! Il commence à se faire tard et on se dit qu’il va falloir aller faire les courses rapidement. Un des hôtes se fout de notre gueule parce que le Walmart à côté est ouvert 24/24H…
19H : arrivée au Walmart, le temple de la société de consommation américaine. Là bas, il y a même des caddies autoportés pour permettre aux gens trop fat de pouvoir faire leur énormes courses. On achète les affaires pour le camping - sac de couchage, glacière, anti-moustique - et on passe au rayon de la bouffe. Les conditionnements sont relativement impressionnants, pas étonnant qu’ils soient si gros. D’ailleurs, y’a même un Mac Do à l’intérieur du magasin, au cas où un petit creux se ferait sentir.
21H : sortie du Walmart. Vu qu’on ne sait pas encore où l’on va passer la nuit, on décide de se restaurer sur place. On opte pour une pizza dans un restau comme ça on peut regarder le baseball en même temps =). Comme d’habitude ici, c’est free refill.
22H : départ en direction de Yosemite park, finalement, on dormira dans la voiture au milieu de rien à Buck Meadows. On a lu dans le routard qu’il y avait beaucoup d’ours dans la région et qu’ils n’hésitent pas à casser les voitures pour trouver à manger. Autant dire que l’ambiance est tendue =).